1 juin 2023

LeBlogateur

L'actu gratuite. Sans pub.

Le CBD leur vaut un retrait de permis

3 min read
Consommateurs de CBD, ils se voient retirer leur permis de conduire lors de contrôles routiers, testés positifs au THC.

Le CanaBiDiol, plus communément appelé CBD, est un dérivé du chanvre, une molécule présente dans la fleur de cannabis. Il a l’avantage de ne pas provoquer les mêmes effets que son cousin proche, le cannabis, en raison de l’absence, théorique, de THC, qui provoque hallucinations et autres effets euphorisants.

En France, après un flou juridique total pendant plusieurs mois, le Conseil d’Etat a autorisé la commercialisation et la consommation libre de CBD, à condition que la présence de THC soit inférieure à 0,3%. Cette clarification est en vigueur depuis le 1er Janvier 2022.

En théorie, la faible quantité de THC autorisée (0,3%) dans le CBD en vente libre, permet de stopper les effets stupéfiants. Mais nous le savons tous, la Théorie est un joli pays, du moins en apparence.
Effectivement, il faut bien faire la différence entre « dose quasiment nulle » et « absence totale », et c’est là que le problème se pose.

Selon le Parisien, plusieurs automobilistes ont, à leur grande surprise, été sanctionnés d’un retrait de permis et de l’immobilisation de leur véhicule à la suite d’un contrôle de Gendarmerie, durant lesquels les tests salivaires auraient confondus CBD et Cannabis. Autrement dit, la dose légale de 0,3% de THC contenue dans le CBD ne permet visiblement pas de passer avec succès les tests salivaires des forces de l’ordre.

Ce qui semble d’autant plus surprenant, c’est que les batailles juridiques qui s’en suivent sont particulièrement pénibles pour les personnes injustement mises en cause.
Pour prouver qu’il s’agit bien de CBD et non de THC, il faut faire une première analyse, qui indiquera bien la présence de THC dans l’organisme, puisque le CBD en contient, maximum 0,3%.
Il faut donc ensuite attendre la décision de suspension administrative, puis demander une contre-analyse durant laquelle il faudra indiquer au laboratoire d’isoler l’éventuelle présence de CBD, et la teneur de THC.

Une jeune femme d’une vingtaine d’années bataille depuis plus d’un an pour récupérer son permis injustement retiré. Elle avait été relaxée en première instance, mais le parquet a décidé de faire appel de cette décision, étant persuadé que la jeune automobiliste conduisait bien sous l’emprise de THC.

Un nouveau flou juridique s’installe, et des avocats spécialisés entendent bien se battre pour faire valoir les droits des usagers de la route injustement sanctionnés, alors même que la consommation de CBD n’est légalement pas répréhensible en cas de conduite d’un véhicule post-consommation.

Du côté de la Sécurité Routière, il est recommandé d’éviter autant que possible de prendre le volant après avoir consommé du CBD, dans la mesure où la présence, même minime (0,3%) de THC dans l’organisme, peut être interprétée comme de la consommation de cannabis qui, elle, est réprimée par le loi.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *